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Girl boss : cela vous apprendra à confondre gentillesse et femme !

Girl boss : Il y a quelques années, le terme évoquait surtout une jeune femme, émancipée, brillante, douée en affaires et féministe. Quelques scandales plus tard, le voici décrié !

Pourquoi avons-nous – presque toujours – besoin de croire que douceur rime avec féminité ?

Une jeune femme, – souvent mince – brillante, douée pour les affaires et en-ga-gée ! Longtemps, le terme de girl boss a désigné une figure positive. Celle d’une femme douée pour les affaires, qui non contente d’avoir monté un business lucratif, entendait faire de son entreprise un parangon de vertu – non pardon d’inclusion.

Le féminisme en bandoulière, la girl boss n’était pas qu’une femme d’affaires, loin de là :
elle était avant tout une femme. Et une femme qui se battait pour que les autres femmes aient accès elles aussi aux honneurs et aux belles carrières.

Quelques scandales plus tard, mettant en cause des girl boss très bossy mais pas très girly – tout du moins l’idée que l’on s’en fait – , le terme n’a plus le vent en poupe.  Des comptes Instagram comme Balance ta start-up ou Balance ton Agency ont montré que non, le management tyrannique n’a pas de sexe.

Et c’est bien là le noeud du problème. A trop vouloir catégoriser les entrepreneuses comme étant toujours du côté du bien parce qu’elles sont des femmes, on en oublierait presque que la genre ne permet pas de diviser la société entre les gentils et les méchants. Et que oui, scoop du nouvel an : on peut être une femme cheffe d’entreprise, prôner des valeurs d’inclusion et être en réalité un petit despote.

Tyran, despote, dictateur, autant de termes pour désigner des hommes s’arrogeant un pouvoir qu’ils ne partagent pas et qui usent de manipulations diverses et variées pour le garder.

 

D’aucuns diront que ces entrepreneuses aux comportements odieux et bien souvent hors Code du travail ont agi en reproduisant ces stratégies par essence masculines, mais l’explication est un peu courte.

 

Une femme cheffe d’entreprise est-elle forcément dans la reproduction de codes dits masculins lorsqu’elle manage son équipe ?

 

Agirait-elle de cette façon, parfois malgré elle ( la pauvre ! ) car elle a bien compris cette vérité implacable : pour diriger, c’est bien connu il faut avoir le cuir épais et une femme, c’est la douceur incarnée.

 

Les scandales ayant concerné des entrepreneuses qui évoluent dans des milieux aussi variés que la communication, la bijouterie, la mode ou encore les médias sont-ils le fait de femmes ayant intégré à leur insu et aux dépens de leurs équipes des codes soi-disant masculins ?

 

Chez One Off, nous avons la conviction qu’une personne de genre féminin a un cerveau et qu’elle sait l’utiliser…à bon, ou à mauvais escient !

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