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Freddie Harel, l’icône qui révèle les forces des cheveux afros

Noire, Française, Camerounaise, Londonienne, Parisienne, Banlieusarde, Femmes d’affaires, Icône mode…Élue en 2018, influenceuse de l’année par Cosmopolitan UK*, Freddie Harel a fondé Radswan une marque de produits capillaires qui sublime les afro-descendantes. Et si Freddie Harel peut-être rattachée à bien des éléments, il y en a un qui est au centre : le cheveu et la force qu’il donne aux femmes !
 

Une coupe afro, une semaine plus tard de longues extensions et celle d’après un carré composé de grosses tresses sur la même tête et une interrogation :

Comment la versatilité de mes cheveux crépus vont-ils être perçues au travail ? Que la première femme noire à ne s’être jamais posé cette question lève la main !

Car dans la sphère professionnelle – surtout quand on occupe un poste où les noirs peuvent se compter sur les doigts d’une main – il ne faut pas de changement d’apparence trop rapide. 

Cette réflexion, beaucoup l’ont intégré, Freddie Harel, elle, a voulu la changer.

Nous nous sommes toujours exprimées avec nos cheveux. Le fait de changer de coupe peut être perçu négativement , mais moi, j’y vois plutôt une célébration. Ces changements, il faut les percevoir comme une manière de célébrer la beauté noire, les cheveux crépus et toute la pluralité qui accompagne cette nature de cheveux.

Confiance en soi

Alors pour célébrer cette nature, Freddie Harrel a fondé Radswan, une marque d’extensions capillaires synthétiques, car elle ne souhaite pas utiliser de cheveux humains dans son entreprise. Marque éthique, Radswan est en réalité la suite logique de Big Hair No Cares, sa première marque d’extensions.

Car avant d’être à la tête de ce bébé, amené à devenir grand – l’entrepreneuse a levé deux millions d’euros pour développer Radswan – cette femme a la tête bien faite, diplômée en finances et en e-business a eu plusieurs carrières.


D’abord dans la finance puis dans le marketing. Elle travaille pour Asos, Vestiaire Collective ou encore Topshop mais ne se voit pas analyser des tableaux Excel toute sa vie. Alors qu’elle est parallèlement une blogueuse reconnue pour ses looks pointus, elle lance des ateliers de confiance en soi et enfin Big Hair No Cares.


Le concept qui permet de se poser soi-même des extensions ne nécessitant pas d’entretien et ayant l’apparence d’un cheveu texturé, qu’il soit crépu, bouclé ou encore frisé cartonne.

 

A la base Big Hair No Care était un hobby qui a pris des proportions que je n’ai pas anticipées. Derrière les extensions, il y a l’idée de la réapropriation de soi ».

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Derrière les cheveux, la sororité

On entend souvent dire que les femmes noires passent beaucoup de temps à s’occuper de leurs cheveux comme si cela voulait dire qu’elles étaient superficielles, que cela servait à cacher leurs vraies natures. Cette manière de voir les choses sous estime la force du rituel dans le soin apporté à nos coiffures. Derrière ce rituel, il y a l’idée que les cheveux nous rassemblent. Quand tu es une femme noire, – tu sais que tu auras des moments où une autre femme s’occupera de tes cheveux. Ces échanges constituent la force de notre sororité. Si on enlève ça, les femmes noires ne seraient pas ce qu’elles sont.

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