Fille, femme, autreCorps & femmes, la parole à…Vaimalama Chaves, miss France 2019

Corps & femmes, la parole à…Vaimalama Chaves, miss France 2019

Grandes, petites, fines, grosses, maigres, rondes, bonnes, intelligentes donc manipulatrices, superficielles donc pas douées, carriéristes ou sans ambitions, apprêtées, négligées, chiantes, grandes gueules…

Le champ lexical du jugement pour attribuer des caractéristiques aux corps des femmes ou pour évoquer la manière dont elles gèrent leurs vies est déclinable et toujours plus long qu’un parchemin. Mais que cela donne-t-il quand le parchemin est écrit par les principales concernées ?

 

Être trop ceci ou pas assez cela, Vaimalama Chaves, l’a entendu plus d’une fois.

Sur son poids, lorsqu’elle porta l’écharpe de Miss France 2019 ou encore sur sa supposée grande gueule lorsqu’elle affirmait son avis librement.

 

 

Actuellement, dans l’émission Danse avec les stars, Vaimalama Chaves a aussi eu l’image d’une femme qui prônait le body-positive. Sur Instagram, la jeune femme partageait cet été des photos d’elle en maillot de bain, accompagnés des mots suivants :

 

Ode à mon corps / À toi qui abrite ma cellulite / Où y figurent mes vergetures / Qui a subi du vert et du pas mûr / Pour ressembler à Aphrodite / Corps maltraité, par excès ou carence / Ensemble il est temps d’entrer dans la danse / Main dans la main, on part en vacances / Et se donne une nouvelle chance

Mais ce courant qui a très vite été perçu comme une imposture, montrant des discours de femme qui correspondaient aux parfaits canons de beauté n’est pas celui que défend Vaimalama. Car son corps, la jeune femme ne l’utilise pas pour revendiquer un discours à l’apparence politique.

 » Je n’ai jamais envisagé mon corps comme ayant un aspect propre. A mon sens, je suis ! Mon corps fait parti de moi et les rapports n’ont pas lieu d’être avec lui. Je l’aime comme je l’ai toujours aimé, mais la société d’aujourd’hui ramène toujours tout à l’apparence. Je ne m’étais jamais posé la question jusqu’à ce qu’on me questionne à ce sujet « .

Dans une société où le règne de l’apparence semble incontournable, certaines à l’image de Vaimalama essaient de s’en défaire.

 » Il y a pour moi un cruel manque de profondeur dans le fait d’avoir une approche liée à l’aspect physique uniquement. Le dicton ‘on ne peut pas juger un livre à sa couverture’ est totalement fondé ici. Une personne n’est pas déterminée par l’image qu’elle reflète, bien au contraire. Avoir une attitude nonchalante vis-à-vis de cette pression sociale permet de s’en défaire et d’avancer d’un pas plus léger « .

Et si, ces jolis mots qui souvent sonnent comme un vœu pieu devenaient réalité ?

Certaines diront qu’elles ne croient pas aux miracles (nous nous plus à One Off) qu’il faut déconstruire les stéréotypes, lutter contre les visions idéalisées et standardisées des corps…

Mais plutôt que déconstruire ces standards, pourquoi ne pas aller en construire d’autres…?

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